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Ancien 01/11/2012, 20h02
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Par défaut Colloque Marseille du 30 novembre 2012
Reconstruire la ville en 2012!
Barreau de Marseille. Tribunaux d'appel et Cour d'appel de Marseille. Université Paul Cezane. aix Notaires . Géomètres-expert.....
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Le travail d'équipe (merci! est essentiel. En cas d'erreur, ça permet d'accuser quelqu'un d'autre. mais l'erreur est humaine et un véritable désastre nécessite un ordinateur.
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  #2  
Ancien 03/11/2012, 11h42
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Par défaut Re : Colloque Marseille du 30 novembre 2012
Article TPBM en fichier joint
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  #3  
Ancien 02/12/2012, 18h19
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Par défaut Re : Colloque Marseille du 30 novembre 2012
Un grand merci, à la façon du forum, aux organisateurs et participants!
Citation:

Compte rendu des 10ièmes Rencontres de Droit et Procédure Administrative
Ca fend le Cœur !
Il est 9 heures du soir, ce 30 novembre 2012 dans le petit café du quartier des artistes la « Friche de la belle de mai », Escartefigue, Panisse, César et M.Brun sont assis autour d'une table. Autour d'eux, sur le parquet, deux rangs de bouteilles anisées vides.

PANISSE. ESCARTEFIGUE, CÉSAR M.BRUN
Escartefigue regarde son jeu intensément et, perplexe, se gratte la tête. Tous attendent sa décision.
PANISSE (impatient)
Eh bien quoi ? C'est à toi !
ESCARTEFIGUE
Je le sais bien. Mais j'hésite...
CÉSAR (à Escartefigue)
Tu ne vas pas hésiter jusqu'à demain !
Dites Monsieur BRUN, comment c’était, alors, ce collôôôque aujourd’hui ?
Monsieur.BRUN
Eh bien, pendant qu’on attend le Capitaine, Monsieur César, je veux bien vous en parler.
Je n’avais jamais vu autant de monde depuis 10 ans. On se serait cru à l’Ohém !
Des Juges, des notaires, des avocats, des maires, des Géomètres-Experts, des Professeurs, des Urbanistes et tous avec la cravate…..pas comme sur le vieux port !
(Escartefigue se décide soudain. Il prend une carte, lève le bras pour la jeter sur le tapis puis, brusquement, la remet dans son jeu.)
ESCARTEFIGUE
C'est que la chose est importante ! (à César.) Ils ont trente-deux et nous, combien nous avons ?
CÉSAR
Trente.
Monsieur Brun, continuez pendant qu’il se décide, mais de quoi avez-vous colloqué?
M.BRUN (sarcastique)
Nous allons en trente-quatre.
De reconstruire la ville, Monsieur César.
PANISSE
C'est ce coup-ci que la partie se gagne ou se perd.
Comment ? Vous voulez reconstruire notre Marseille? Mais qu’est-ce que vous lui trouver de mal à notre ville ? Si vous croyez que l’on va vous laisser toucher à notre « Bonne-Mère » ? Dites-nous, ils ne sont pas un peu fadas vos colloqueurs?
ESCARTEFIGUE
C'est pour ça que je me demande si Panisse coupe à cœur.
CÉSAR
Si tu avais surveillé le jeu, tu le saurais.
Monsieur Brun, il faut nous en dire un peu plus, parce que là je crains que Monsieur Panisse ait raison.
PANISSE (outré)
Eh bien, dis-donc, ne vous gênez plus ! Profites de cette histoire de « parisiens » pour lui montrer ton jeu puisque tu y es !
CÉSAR
Je ne lui montre pas mon jeu. Je ne lui ai donné aucun renseignement. Bon, alors Monsieur Brun ?
M.BRUN
En tout cas, nous jouons à la muette, il est défendu de parler.
Mais puisque vous me le demandez !
Il ne s’agit pas que de Marseille, mais de toutes les villes. Il faut bien que nos enfants puissent se loger !
Oh, mais attention, ils seront logés « durablement », dans des éco-quartiers, ils prendront des « trams » verts, des « trams » bleus.
S’ils veulent construire, il faudra qu’ils regardent les règles dans l’I PADD.
PANISSE (à César)
Et si c'était une partie de championnat, tu serais déjà disqualifié.
Qu’est-ce que ça veut « durablement » ?
CÉSAR (froid)
J'en ai vu souvent des championnats. J'en ai vu plus de dix. Je n'y ai jamais vu une figure comme la tienne.
Mônsieur Panisse, « Durablement » veut dire qu’ils seront propriétaires.
Monsieur BRUN
Non, non : il me faut vous expliquer.
Les urbanistes nous ont dit qu’il ne fallait plus construire à la campagne, que cela coûtait trop cher et qu’il fallait laisser des terrains pour les générations futures et pour les agriculteurs.
Par exemple, vos petites masures au milieu de la garrigue, et bien, c’est du mitage et vous gaspillez du terrain.
Par conséquent, Monsieur César, pour loger nos enfants on va reconstruire au-dessus des quartiers.
Sur les immeubles, nous allons rajouter des étages et sur les places, l’on fera des nouvelles dalles où l’on remettra les arbres et les voitures de dessous…..dessus.
Ainsi, au fur et à mesure que l’on aura besoin de loger les gens, on continuera à monter.
Voilà ce que veut dire « durable ».
PANISSE
Toi, tu es perdu. Les injures de ton agonie ne peuvent pas toucher ton vainqueur.
Tu profites que Monsieur BRUN nous raconte n’importe quoi.
Monsieur Brun pour jouer à la pétanque, le terrain…vous le mettrez au dernier étage, et il faudra prendre l’ascenseur peut-être ?
CÉSAR
Tu es beau. Tu ressembles à la statue de Victor Gélu.
Dites, il a pas tort quand même ! Et il n’y a personne qui leur a dit de retourner à Lutèce, vos colloqueurs ?
Monsieur BRUN
Si, si ! Il y avait un Monsieur sociologue qui a tenté d’expliquer que nos enfants préféraient un peu de jardin, sentir les lavandes, le thym et le romarin, mais Monsieur le Maire nous a expliqué que c’était des zones NB et que l’on ne pouvait pas.
Et puis, tout le monde voulait donner son avis, alors il a fallu que l’arbitre intervienne.
Toute la matinée, il a sorti une énorme montre, on aurait dit un réveil, et il levait le bras, il l’agitait… mais malins, ceux qui avait le micro faisaient semblant de regarder leur « PowerPoint».
Du coup c’était l’heure de l’apéritif et les colloqueurs n’ont pas pu dire qu’ils n’étaient pas tous d’accord.
Puis, après les « petits sandwichs », la Présidente du matin et le Président de l’après-midi voulaient tous les deux le micro.
Alors l’arbitre a décidé d’allumer des feux et a proposé de voter pour savoir s’il fallait voter, mais, attention, il a dit à quatre, plus personne n’aura le droit de voter.
Les gens de Nice, eux voulaient continuer à voter, rien n’y a fait !
L’arbitre s’est installé à la table et distribuait des petits papiers aux colloqueurs qui avaient le micro.
« Plus que 5 ms, plus que 2 mns, c’est terminé » !
On a même vu un avocat qui a été obligé de couper le micro à une Madame le Juge. Peuchère ! Qu’il semblait être gêné, Monsieur l’avocat !
Si cela, ce n’est pas le changement !
ESCARTEFIGUE (pensif)
Oui, et je me demande toujours s'il coupe à cœur.
(A la dérobée, César fait un signe qu'Escartefigue ne voit pas, mais Panisse l'a surpris.)
PANISSE (furieux)
Et je te prie de ne pas lui faire de signes.
CÉSAR
Moi je lui fais des signes ? Je bats la mesure.
Monsieur Brun, vos histoires d’agriculteurs qui auront des terrains, alors qu’il n’y a presque plus d’agriculteurs, tellement ils n’arrivent pas à en vivre, vos terrains de pétanque en haut des immeubles, vous nous en inventez des belles, encore plus belles que les nôtres à Marseille d’histoires.
PANISSE
Tu ne dois regarder qu'une seule chose : ton jeu. (A Escartefigue.) Et toi aussi !
CÉSAR
Bon.
(Il baisse les yeux vers ses cartes.)
PANISSE (à Escartefigue)
Si tu continues à faire des grimaces, je fous les cartes en l'air et je rentre chez moi dans ma maison pas durable.
M.BRUN
Ne vous fâchez pas, Panisse. Ils sont cuits.
Monsieur César, il s’agit d’un sujet très sérieux, d’ailleurs l’état a supprimé presque tous les anciens impôts, ( ils les nomment taxes et participations), par des nouveaux pour financer la reconstruction de la ville.
Vous auriez-vu le tableau d’explications! Un vrai plan de métro!
Puis, toute l’après-midi, on nous a montré des exemples de villes nouvelles, de règles nouvelles.
L’arbitre n’arrêtait pas de passer les papiers: « plus que cinq mns, plus que deux mns ».
ESCARTEFIGUE
Moi, je connais très bien le jeu de la Manille, et je n'hésiterais pas une seconde si j’avais la certitude que Panisse coupe à cœur.
PANISSE
Je t'ai déjà dit qu'on ne doit pas parler, même pour dire bonjour à un ami.
ESCARTEFIGUE
Je ne dis bonjour à personne. Je réfléchis à haute voix.
PANISSE
Eh bien ! réfléchis en silence... (César continue ses signaux.) Et ils se font encore des signes ! Monsieur Brun, surveillez Escartefigue, moi, je surveille César.
(Un silence. Puis César parle sur un ton mélancolique.)
CÉSAR (à Panisse)
Tu te rends compte comme c'est humiliant ce que tu fais là ? Tu me surveilles comme un tricheur. Réellement, ce n'est pas bien de ta part. Non, ce n'est pas bien.
PANISSE (presque ému)
Allons, César, je t'ai fait de la peine ?
CÉSAR (sarcastique)
Non, tu me fais plaisir.
PANISSE
Allons, César.
CÉSAR (très ému)
Quand tu me parles sur ce ton, quand tu m'espinches comme si j'étais un scélérat... Je ne dis pas que je vais pleurer, non, mais moralement, tu me fends le cœur.
Tiens ! Comme toutes les histoires de Monsieur BRUN. Il va y avoir tellement de monde dans notre ville.
Nos enfants resteront que quelques années dans leur dernier étage, puis ils iront dans l’étage de l’immeuble voisin plus durable remplacer les autres enfants qui eux viendront dans le quartier moins durable.
Tenez, tout ça me fend le cœur! Tu entends Escartefigue, CA me FEND le CŒUR !
PANISSE
Allons César, ne prends pas ça au tragique !
Monsieur BRUN
Oh, mais Monsieur César, rassurez-vous quand même un peu, car en fin de colloque, il y avait un Monsieur Professeur, quel Monsieur!
Je dois bien reconnaitre qu’il est de Marseille, mais il est venu avec tous les codes de l’urbanisme depuis plusieurs siècles et il a parlé, il a parlé.
Faut dire que sur la table, il y avait tellement de papier « plus que 5 mns, plus que 2 mns » que plus personne ne savait combien de temps, Monsieur le Professeur avait.
Monsieur l’arbitre n’avait plus de montre et de papier, alors il a laissé faire.
Eh bien, dans la salle, nous on lui faisait passer des papiers à Monsieur le Professeur « Encore, encore », dites leur vous qu’il faut peut-être plus de recul sur ces questions.
Quel talent, ce Monsieur, il a même parlé de manger, de boire, de faire l’amour, des choses simples, pas des POS, des PLU, des PPR, tous ces mots qui viennent de la capitale.
Et puis, il a remercié l’arbitre, 10 ans qu’il vient diriger les finales. Ce n’est pas à l’Ohéem qu’ils connaitront un arbitre de cette qualité.
Toute la salle a applaudi.
CÉSAR (mélancolique)
C'est peut-être que sans en avoir l'air, je suis trop sentimental et que vous m’avez fait peur Monsieur BRUN avec votre colloooque !
(A Escartefigue.) A moi il me fend le cœur. Et à toi, il ne te fait rien ?
ESCARTEFIGUE (ahuri)
Moi, il ne m'a rien dit
CÉSAR (il lève les yeux au ciel)
O Bonne Mère ! Vous entendez ça !
(Escartefigue pousse un cri de triomphe. Il vient enfin de comprendre, et il jette une carte sur le tapis. Panisse le regarde, regarde César, puis se lève brusquement, plein de fureur.)
PANISSE
Est-ce que tu me prends pour un imbécile ? Tu as dit : « Il nous fend le cœur » pour lui faire comprendre que je coupe à cœur. Et alors il joue cœur, parbleu !
(César prend un air innocent et surpris.)
PANISSE (il lui jette les cartes au visage)
Tiens, les voilà tes cartes, tricheur, hypocrite ! Je ne joue pas avec un Grec ; siou pas plus fada qué tu sas ! Foou pas mi prendré per un aoutré ! (Il se frappe la poitrine.) Siou mestré Panisse, et siès pas pron fin per m'aganta !
(Il sort violemment en criant : « Tu me fends le cœur. »)
………..
Que tous les intervenants de ce « colloooque » et Monsieur Pagnol veuillent bien me pardonner……mais :
Oui la question du logement, ça fend le cœur !
Le tout « ville »……ça fend le cœur !
Toutes ces règles d’urbanisme qui s’entrecroisent et croissent exceptionnellement, ça fend le cœur!
Leurs applications, parfois……politiquement ou financièrement dirigées….. Ça fend le cœur !
Les langages complexes et alambiqués des urbanistes…. ça fend le cœur !
Mais……participer à ce colloque…..ça réjouit le cœur !

En mon nom personnel et à celui de mes consœurs et confrères présents dans la salle ou sur l’estrade ainsi qu’à celui de mes Présidents ordinaux, sauf à ce qu’ils préfèrent se désolidariser de ce « remake » de la si célèbre « partie de cartes »…….Merci.
Jean-Michel LUGHERINI
PS : et dire que cette « partie de carte », Marcel Pagnol voulait la remplacer au dernier moment par une histoire d’amour. Sans l’obstination de Raimu………et la géniale surprise faite à Marcel Pagnol, lors de la première……..
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