Notes

Répondre
 
Outils du sujet Rechercher dans ce sujet Affichage du sujet
  #1  
Ancien 19/10/2011, 12h33
Avatar de Jean-Michel LUGHERINI
Jean-Michel LUGHERINI Jean-Michel LUGHERINI est déconnecté
GE à CONTES (06) [ARUGEM] [CoAdmin de AteliersGE]]
 
Inscrit : December 2009
Lieu: NICE
Messages: 4 555
Par défaut Colloque du Barreau de Marseille. Les divisions
Le 25 novembre 2011, le Barreau de Marseille organise un colloque sur "Les divisions foncières".
Programme et Inscriptions en fichiers joints
Fichiers attachés:
Type de fichier : pdf jml2011_Bulletin_d-inscription_payant[1].pdf (65,6 Ko, 211 téléchargements)
Type de fichier : pdf jmlPROGRAMME_9emes_rencontres_de_droit_public[2].pdf (1,19 Mo, 503 téléchargements)
__________________
Le travail d'équipe (merci! est essentiel. En cas d'erreur, ça permet d'accuser quelqu'un d'autre. mais l'erreur est humaine et un véritable désastre nécessite un ordinateur.
Jean-Michel
Répondre en citant
  #2  
Ancien 14/11/2011, 09h22
Avatar de administrateur
administrateur administrateur est déconnecté
Administrateur
 
Inscrit : December 2009
Messages: 1 690
Par défaut Re : Colloque du Barreau de Marseille. Les divisions
et......."l'article de presse"!
Fichiers attachés:
Type de fichier : pdf division_barreau_marseille.pdf (1,76 Mo, 392 téléchargements)
__________________
Bonjour ou Bonsoir à toutes et tous......... et en votre nom!
Répondre en citant
  #3  
Ancien 24/11/2011, 10h08
Avatar de Jean-Michel LUGHERINI
Jean-Michel LUGHERINI Jean-Michel LUGHERINI est déconnecté
GE à CONTES (06) [ARUGEM] [CoAdmin de AteliersGE]]
 
Inscrit : December 2009
Lieu: NICE
Messages: 4 555
Par défaut Re : Colloque du Barreau de Marseille. Les divisions
Inscriptions terminées !
C'est "plus" que plein !
__________________
Le travail d'équipe (merci! est essentiel. En cas d'erreur, ça permet d'accuser quelqu'un d'autre. mais l'erreur est humaine et un véritable désastre nécessite un ordinateur.
Jean-Michel
Répondre en citant
  #4  
Ancien 27/11/2011, 07h37
Avatar de Jean-Michel LUGHERINI
Jean-Michel LUGHERINI Jean-Michel LUGHERINI est déconnecté
GE à CONTES (06) [ARUGEM] [CoAdmin de AteliersGE]]
 
Inscrit : December 2009
Lieu: NICE
Messages: 4 555
Par défaut Re : Colloque du Barreau de Marseille. Les divisions

Citation:
Clap de fin……ou de début, très certainement !

Les divisions divisent….mais ont rassemblé plus de 300 personnes lors du colloque organisé par le Barreau de Marseille, la Cour administrative d’Appel de Marseille, le Tribunal administratif de Marseille, l’Ecole des Avocats du Sud Est, l’Université Paul Cézanne Aix-Marseille III, le Groupement de recherches sur les institutions et le droit de l’aménagement, de l’urbanisme et de l’habitat, le Conseil Régional des Notaires et en collaboration avec la Revue Lamy des collectivités territoriales.
Nous les remercions d’avoir bien voulu y associer notre profession, largement représentée de part le nombre de Géomètres-Experts présents ce 25 novembre 2011, et par notre Conseil Supérieur en la personne de Jean-François Dalbin, Vice-Président et Jean-Michel Amayenc, Président de la région de Marseille, ainsi que par Pascal Chargelegue, Président de notre Atelier d’Urbanisme accompagné de notre Consultant Emmanuel Wormser, Philippe Rigaud, Président de nos ateliers d’Expertise Judiciaire et Sébastien Lamy-Willing, Permanent juriste en charge de notre Commission d’urbanisme.

Placée, sous les Présidences respectives de Madame Jacqueline SILL, Présidente de la Cour Administrative d’Appel de Marseille et de Monsieur Henri DUBREUIL, Président du Tribunal Administrative de Marseille, cette journée consacrée aux divisions foncières et particulièrement au « nouveau » lotissement a permis d’associer, juges, professeurs d’universités et praticiens et à l’aune d’un « nouveau- nouveau » lotissement qui interviendra dans quelques mois.

Ainsi, si pour juges et avocats, le lotissement « ancien » reste leur présent professionnel quotidien, le lotissement « nouveau » (à quelques rares décisions jurisprudentielles déjà intervenues) sera leur futur, et ce, alors que les praticiens « Géomètres-Experts - Notaires et services Instructeurs » ont déjà fait de leur présent la prochaine mise en application des textes projetés.

Un rare colloque où les questions de fonds engendrées par les divisions foncières ont primé sur celles des procédures.

Que le « droit » devient facile, lorsqu’il est conté avec cette brillance et culture par nos professeurs de l’Université Paul Cézanne : Messieurs les Professeurs Jérôme Trémeau et Jean-Louis Bergel.
Le « lotissement et les volumes ? », le « lotissement dans un volume ?», le « volume dans un lotissement ?»…..une vraie « jouissance » qui n’était pas que de « surface » !
Le « fonds » et le « tréfonds » n’ayant plus de secret, le lotissement « du ciel » conservera lui quelques mystères……quoi de plus normal ?

Peste soit aux horaires des divers TGV qui n’ont pas permis à certains de suivre la conclusion des débats par Monsieur le Professeur Jean-Claude Ricci. Un moment rare de droit, de talent et d’humour qui a démontré (si besoin était) que le lotissement méritait un toilettage de fond plutôt que quelques retouches procédurales.
Que Monsieur le professeur soit remercié de sa lecture et de son éclairage de l’article L442-9 du code l’urbanisme où « caducité » et « causticité » ont fini par rimer, se mélanger, s’entremêler, s’entortiller, se nouer et dénouer renvoyant une salle hilare et subjuguée à ses chères études de droit.

Monsieur Lilian Benoît, Président de la Cour Administrative d’appel de Marseille a su nous rassurer sur l’intérêt public et prioritaire qu’une telle Cour pouvait porter à une question de « velux » disgracieux du toit du lot voisin et des gymnastiques intellectuelles juridiques à mettre en œuvre comparables, nous a-t-il dit, à celles du ….Kama-Sutra!

« Feu le PCVD » ou « Feu » sur le PCVD pour les villas individuelles, tel fût le thème abordé par Monsieur Renaud Thiele, Rapporteur Public près le Tribunal Administratif de Marseille.
Sujet, largement relayé par Maître Henri Devictor et Maître Rémy Claudot, Notaires après un éclairage sur la commercialisation d’un lotissement.
Car, il convient de se rappeler qu’un lot a aussi pour finalité d’être vendu après - ou avant - d’être « conçu » même en tenant compte des nouvelles incitations « Greneliennes » comme nous l’a précisé Monsieur Patrick Faucher, lotisseur.

Regards d’avocats, pertinence, inquiétudes juridiques, affirmations ou questions …et brio pour Maîtres Olivier Burtez-Doucede, Alain Xoual et Franck Constanza sur les différentes problématiques connues après que Monsieur Yves Hédon nous ait donné son ressenti en tant que Service Instructeur.

Une table « ronde » nous avait-on dit ! Faux ! Ni même carrée, mais vivante et ….étirée où le Président Lambert, Président de Chambre à la Cour Administrative d’Appel de Marseille eut bien du mal à « couper » le micro à votre serviteur Géomètre-Expert toujours passionné, mais totalement à l’écoute de ses aimables voisines de table venues de « Lutèce », Mesdames Sabine Saint-Germain, sous directrice des Affaires Juridiques de notre Ministère de tutelle et Madame Dominique Petitgas-Huet.
Hélas, ni le bon air Marseillais, ni « la Bonne-Mère », ni même une quelconque potion magique anisée locale ne les ont influencées et n’ont permis de deviner la couleur, la teneur, l’odeur des textes définitifs promis.

Serait-ce la définition juridique d’une … ordonnance : silence et surprise ?

Une légère entorse à ce silence, nous avons eu confirmation que le Conseil d’Etat attendait la réponse de l’Académie Française pour vérifier si le bouleversant changement annoncé de l’article R123-10-1 où « les règles » seront remplacées par « la totalité des règles » reste suffisamment explicite.
Peut-être s’agit-il là de la difficulté de remplacer « l’urbanisme de normes » par « l’urbanisme de projet » ? A moins qu’à vouloir accentuer certaines volontés, nous ne revivions la partie de belote de Marcel Pagnol où accents Parisien et Marseillais avaient parfois du mal à rivaliser.


A titre personnel, je remercie Monsieur le Bâtonnier Marc Ringle pour son accueil toujours remarquable et chaleureux pendant les nombreuses « répétitions ».

Rendez-vous est d’ores et déjà pris à titre de sympathique et fructueuse réciprocité.

Une dernière pensée pour le secrétariat organisateur parfait, tant concernant toutes les journées préparatrices que pour m’avoir l’espace de quelques heures, élevé au titre suprême de Président de l’Ordre des Géomètres-Experts.
Point ne sera utile une Question prioritaire de Constitutionnalité pour vérifier la légalité de cette nomination « non démocratique » et ce malgré le témoignage de tous nos Présidents de Tribunaux administratifs et de l’ensemble des avocats Marseillais!….( Excusez du peu !)
Je rends donc, sur le champ, à Monsieur « François Mazuyer » ce qui appartient légitiment à Monsieur « François Mazuyer » - à « César » dit-on le long de la Cannebière - ce titre largement mérité de Président de notre Ordre dont les difficiles charges et responsabilités lui incombent……retournant pour ma part et très vite à cette simple quête de Graal du « lotissement » mais, sans oublier de lui adresser quelques-unes unes de mes nouvelles cartes de visites hâtivement commandées ce vendredi matin.

Sincères félicitations et remerciements.

Jean-Michel LUGHERINI
Géomètre-Expert


Un résumé, certainement plus « consistant » et juridique….sera inséré ultérieurement !
°)))
__________________
Le travail d'équipe (merci! est essentiel. En cas d'erreur, ça permet d'accuser quelqu'un d'autre. mais l'erreur est humaine et un véritable désastre nécessite un ordinateur.
Jean-Michel
Répondre en citant
  #5  
Ancien 27/11/2011, 17h55
Avatar de administrateur
administrateur administrateur est déconnecté
Administrateur
 
Inscrit : December 2009
Messages: 1 690
Par défaut Re : Colloque du Barreau de Marseille. Les divisions
Ce colloque passionnant était intéressant à plus d'un titre: rassemblant pratiquement toutes les professions concernées, il a permis de confronter directement les difficultés des praticiens de l'aménagement à l'approche doctrinale des juristes, dans une démarche résolument contentieuse -avocats obligent- mais également prospective grâce à la présentation des prémices -j'ai failli écrire préliminaires...- de la réforme de la réforme.

Seul la lecture des actes, dont j'attends la publication avec impatience, suffira à rendre compte de la richesse des interrogations soulevées, des propos distribués, des piques échangées parfois !

Ce message n'est donc surtout pas une conclusion : au contraire, il vous montrera combien ce type de colloques est riche aussi par les non-réponses qu'il apporte !


Pour la profession des GE, cette réunion a eu un triple mérite à mon sens :
  • le premier, et ce n'est pas le moindre, est d'installer votre professionnalisme et votre technicité -y compris et surtout à cette occasion en matière juridique- dans le paysage des opérations de lotissement : l'image d'acteur incontournable et de spécialiste pointu que les notaires avaient acquise depuis longtemps, le GE ont fini de la gagner ce jour là à mon avis et il vous faudra vous préparer à répondre à des questions d'avocats cherchant une assistance dans leur propre activité ;

  • le deuxième est de constater que ceux qui sont clairement les plus grands spécialistes du domaine, ceux là même qui président aux destinées de la réforme de la réforme, sont confrontés... aux mêmes interrogations que nous dans la lecture des textes actuels !
    Outre la confirmation que nous n'avons pas fait fausse route en portant nos questions au plus haut niveau -toujours agréable pour satisfaire un orgueil bienvenu-, ce constat permet d'affirmer aujourd'hui que les GE qui ont le plus investi dans cette matière ont maintenant... fait le tour du sujet, dans le bon sens de surcroît ;

  • le troisième enfin amène à regretter, comme l'a fort bien exprimé le professeur Ricci avec une verve remarquable, que la réforme de la réforme, puis la réforme de la réforme de la réforme à venir, puis... etc... ne viendront jamais à bout de nos difficultés pour la simple raison que la nature même du lotissement, fondamentalement schizophrénique car tiraillée en permanence entre protection civile consumériste et usage, au nom de l'« intérêt général » dans sa définition la moins noble, de la puissance publique, rend son assise juridique totalement bancale.



C'est à l'écoute de cette instabilité seulement que je vous propose, dans le désordre le plus complet, quelques perles juridiques pures relevées dans mes notes nombreuses... Toutes devraient être rédigées au conditionnel puisqu'elles ne sont à ce jour confirmées ni par la jurisprudence -pour les textes anciens et actuels- ni par la publication des textes annoncés pour la fin de l'année. Même si elles ont un fondement juridique solide, prenez les avec un peu... ou beaucoup d'humour !

  1. L'ambition « garantistique » du lotissement post-réforme trouve notamment son expression dans l'obligation prévue d'imposer un PA particulièrement dès qu'il y a réalisation de voie, espace ou équipement commun. Cela n'empêchera pas les stratégies d'évitement du PA, notamment par la réalisation sur le terrain avant division de tous les équipements (accès, réseaux), les lots à venir étant alors desservis par des servitudes sur des équipements déjà réalisés ! Il n'y aura alors ni contrôle administratif de ces équipements ni garanties financières afférentes à leur réalisation...

  2. La réforme à venir ne résoudrait absolument pas la question du changement d'intention des auteurs de la division qui ont pu -et pourront encore- exclure une partie du terrain divisé de la procédure de lotissement. Pire, en supprimant la règle des 10 ans et faute de réintroduire la possibilité du « lotissement rétroactif », cela pourrait figer « pour l'éternité » les reliquats non batis des opérations !

  3. Sur les subdivisions, il est prévu possible de rendre optionnel l'accord des colotis dès lors que l'autorisation initiale prévoyait un nombre non encore atteint de lots à créer et que le lotisseur est d'accord... Mais comment fera-t-on pour recueillir son accord s'il est mort, notamment dans le cas des SCI dissoutes dès la fin de l'opération ?

  4. Sur les subdivisions toujours, certains affirment -malgré les termes contraires d'un arrêt du Conseil d'Etat (Conseil d'Etat, 10 / 9 SSR, du 28 avril 2000, 185336)- que le recueil des majorités qualifiées (2/3 des 3/4) est nécessaire même si le règlement du lotissement est caduc... Mais comment identifier la majorité qualifiée et même les colotis susceptibles de voter ou devant être exclus de la consultation quand on ne sait même pas dénombrer les colotis parce qu'au cours des 50 dernières années, certains lots ont par exemple été divisés en deux lots batis... sans aucune procédure à l'époque ?

  5. Mais au fait, le R442-1, dans sa définition actuelle, est-il légal ? Le L. 442-2 renvoie bien à un décret le soin de préciser, en fonction du nombre de terrains issus de la division, de la création de voies et d'équipements communs et de la localisation de l'opération, les cas dans lesquels la réalisation d'un lotissement doit être précédée d'un permis d'aménager », assurant ainsi l'assise législative de l'article R. 442-2, le législateur n'a jamais laissé à l'autorité réglementaire le soin d'exclure certaines divisions foncières du périmètre du lotissement ! Serions-nous là dans un cas caricatural d'incompétence négative ?

  6. Rien, strictement rien dans les textes actuels ne permet de s'opposer à un PCVD de constructions individuelles ni même à sa scission et à son transfert partiel avant même que les équipements communs ne soient réalisés. La réponse ministérielle « Vauzelle » arrange tout le monde, mais serait-elle contra legem ?

  7. Dans les fameuses zones NB, le mot « lotissement » recouvrait une opération d'aménagement précise qui a totalement changé de sens lors de la réforme de 2007. Pour autant, le législateur peut-il modifier la portée effective de règlements d'urbanisme locaux, donnant ainsi, dans les faits, une redéfinition rétro-active à ce terme ? Est-il si évident qu'une telle mesure ne porterait pas atteinte à la combinaison des deux principes constitutionnels de libre administration des collectivités d'une part et de non-rétroactivité de la loi d'autre part ?

  8. Il devrait être bientôt possible d'obtenir un permis de construire permettant d'engager les travaux de construction dès l'achèvement des travaux de viabilisation du lot ; il sera donc accordé avant l'achèvement même d'une tranche du PA ; cette mesure ne risque t elle pas, quand les travaux trainent, de créer des situations où le coloti a perdu le bénéfice d'éventuelles clauses suspensives d'achat comme l'obtention du PC... mais dont le PC peut être finalement frappé de caducité ?

  9. Sur le R. 123-10-1 et le risque que le dernier acheteur arrivant concentre sur son lot les pires contraintes du PLU -1000 arbres à planter, 3000m2 de surface de plancher à réaliser dans une zone à densité minimale mais à hauteur de construction limitée à 6m.- doit on se satisfaire de la réponse des services de l'Etat qui rédigent les textes de la réforme et qui, interrogées sur ce point, répondent avec aplomb*: « citez moi un cas où c'est arrivé »?

  10. Mais au fait, le L.442-10 est-il conforme à la protection constitutionnelle de la propriété privée dès lors qu'il permet à l'autorité administrative de modifier -et d'aggraver éventuellement- sans enquête publique et sans accord unanime des propriétaires les servitudes civiles et administratives affectant leurs propriétés ? Ne peut-on rapprocher cette situation de la QPC sur les servitudes DFCI par exemple ?

  11. Faute de distinguer les documents du lotissement selon qu'ils ont ou non été approuvés par l'administration, les L442-10 à L442-13 prévoient explicitement que l'autorité administrative peut modifier les termes du contrat de nature civile qu'est le cahier des charges. Même un juge civil ne pourrait le faire, sauf clauses léonines ou illicites et réputées à ce titre non écrites ! Outre l'évidente question de la compétence de l'auteur de l'acte administratif pour réaliser une telle action, quel est alors le juge compétent pour contester cette décision, le juge administratif parce qu'il s'agit d'un acte administratif ou bien le juge civil comme seul juge du contrat non exorbitant des clauses de droit commun ?

  12. Doit on admettre, dans le cas des lotissements communaux, que celui qui érige la règle administrative d'urbanisme soit aussi celui qui profitera de son application par l'autorisation de lotir qu'il s'accordera ? Ce procédé respecte-t-il même le principe d'égalité des administrés quand le lotisseur voisin est souvent confronté à un règlement autrement plus pointilleux et moins "à la carte" pour sa zone ?

  13. L'obligation de passer par un lotissement pour les divisions successorales peut être bloquée par l'interdiction locale de réaliser un lotissement. Si le Conseil constitutionnel refuse de donner aux articles du code civil une valeur constitutionnelle au motif qu'il s'agit d'une loi de l'empire (alors même que le Code civil est antérieur à sa proclamation et que l'empire est républicain !), cette règle contrevient de façon flagrante à l'article 815 dudit code... La Cour européenne des droits de l'Homme, si elle était saisie de la question, ne risque t-elle pas de condamner la France à ce titre en se fondant sur les dispositions de l'article 1 du premier protocole additionnel de la Convention dont elle a la garde ?

  14. Relisez l'article L.442-9 : le professeur Ricci nous en fait une lecture objective particulièrement théâtrale, soulignant que le législateur a prévu que les colotis peuvent, si l'on en croit les termes exacts de l'article, « demander le maintien de la règle de caducité »... ce qui n'est pas sans poser de question en terme de mesure superfétatoire, car l'autorité administrative peut-elle vraiment organiser une enquête publique pour confirmer la caducité déjà effective d'une règle ?

  15. Le point précédent est évidemment une petite provocation de son auteur adressée à l'auditoire : il a cependant permis de se poser finalement la question la plus fondamentale à laquelle je réserve le point final : le lotissement va-t-il survivre à la réforme, voire le doit-il ?

Emmanuel Wormser
__________________
Bonjour ou Bonsoir à toutes et tous......... et en votre nom!
Répondre en citant
  #6  
Ancien 12/12/2011, 08h50
Avatar de administrateur
administrateur administrateur est déconnecté
Administrateur
 
Inscrit : December 2009
Messages: 1 690
Par défaut Re : Colloque du Barreau de Marseille. Les divisions
un long article dans TPBM sur ce colloque : géomètres, juristes, avocats, magistrats, notaires ont oeuvré ensemble pour faire progresser les textes, leur compréhension et leur application.
Fichiers attachés:
Type de fichier : pdf tpbm 7-12-11 Colloque Marseille lotissements.pdf (1,28 Mo, 241 téléchargements)
__________________
Bonjour ou Bonsoir à toutes et tous......... et en votre nom!
Répondre en citant
  #7  
Ancien 02/12/2012, 17h21
Avatar de Jean-Michel LUGHERINI
Jean-Michel LUGHERINI Jean-Michel LUGHERINI est déconnecté
GE à CONTES (06) [ARUGEM] [CoAdmin de AteliersGE]]
 
Inscrit : December 2009
Lieu: NICE
Messages: 4 555
Par défaut Re : Colloque du Barreau de Marseille. Les divisions
ET sur le dernier colloque "Reconstruire la ville", compte rendu çi-joint adressé aux intervenants:
(pour plus de détails, les actes seront publiés aux éditions Lamy dans quelques mois)
Citation:

Compte rendu des 10ièmes Rencontres de Droit et Procédure Administrative
Ca fend le Cœur !
Il est 9 heures du soir, ce 30 novembre 2012 dans le petit café du quartier des artistes la « Friche de la belle de mai », Escartefigue, Panisse, César et M.Brun sont assis autour d'une table. Autour d'eux, sur le parquet, deux rangs de bouteilles anisées vides.

PANISSE. ESCARTEFIGUE, CÉSAR M.BRUN
Escartefigue regarde son jeu intensément et, perplexe, se gratte la tête. Tous attendent sa décision.
PANISSE (impatient)
Eh bien quoi ? C'est à toi !
ESCARTEFIGUE
Je le sais bien. Mais j'hésite...
CÉSAR (à Escartefigue)
Tu ne vas pas hésiter jusqu'à demain !
Dites Monsieur BRUN, comment c’était, alors, ce collôôôque aujourd’hui ?
Monsieur.BRUN
Eh bien, pendant qu’on attend le Capitaine, Monsieur César, je veux bien vous en parler.
Je n’avais jamais vu autant de monde depuis 10 ans. On se serait cru à l’Ohém !
Des Juges, des notaires, des avocats, des maires, des Géomètres-Experts, des Professeurs, des Urbanistes et tous avec la cravate…..pas comme sur le vieux port !
(Escartefigue se décide soudain. Il prend une carte, lève le bras pour la jeter sur le tapis puis, brusquement, la remet dans son jeu.)
ESCARTEFIGUE
C'est que la chose est importante ! (à César.) Ils ont trente-deux et nous, combien nous avons ?
CÉSAR
Trente.
Monsieur Brun, continuez pendant qu’il se décide, mais de quoi avez-vous colloqué?
M.BRUN (sarcastique)
Nous allons en trente-quatre.
De reconstruire la ville, Monsieur César.
PANISSE
C'est ce coup-ci que la partie se gagne ou se perd.
Comment ? Vous voulez reconstruire notre Marseille? Mais qu’est-ce que vous lui trouver de mal à notre ville ? Si vous croyez que l’on va vous laisser toucher à notre « Bonne-Mère » ? Dites-nous, ils ne sont pas un peu fadas vos colloqueurs?
ESCARTEFIGUE
C'est pour ça que je me demande si Panisse coupe à cœur.
CÉSAR
Si tu avais surveillé le jeu, tu le saurais.
Monsieur Brun, il faut nous en dire un peu plus, parce que là je crains que Monsieur Panisse ait raison.
PANISSE (outré)
Eh bien, dis-donc, ne vous gênez plus ! Profites de cette histoire de « parisiens » pour lui montrer ton jeu puisque tu y es !
CÉSAR
Je ne lui montre pas mon jeu. Je ne lui ai donné aucun renseignement. Bon, alors Monsieur Brun ?
M.BRUN
En tout cas, nous jouons à la muette, il est défendu de parler.
Mais puisque vous me le demandez !
Il ne s’agit pas que de Marseille, mais de toutes les villes. Il faut bien que nos enfants puissent se loger !
Oh, mais attention, ils seront logés « durablement », dans des éco-quartiers, ils prendront des « trams » verts, des « trams » bleus.
S’ils veulent construire, il faudra qu’ils regardent les règles dans l’I PADD.
PANISSE (à César)
Et si c'était une partie de championnat, tu serais déjà disqualifié.
Qu’est-ce que ça veut « durablement » ?
CÉSAR (froid)
J'en ai vu souvent des championnats. J'en ai vu plus de dix. Je n'y ai jamais vu une figure comme la tienne.
Mônsieur Panisse, « Durablement » veut dire qu’ils seront propriétaires.
Monsieur BRUN
Non, non : il me faut vous expliquer.
Les urbanistes nous ont dit qu’il ne fallait plus construire à la campagne, que cela coûtait trop cher et qu’il fallait laisser des terrains pour les générations futures et pour les agriculteurs.
Par exemple, vos petites masures au milieu de la garrigue, et bien, c’est du mitage et vous gaspillez du terrain.
Par conséquent, Monsieur César, pour loger nos enfants on va reconstruire au-dessus des quartiers.
Sur les immeubles, nous allons rajouter des étages et sur les places, l’on fera des nouvelles dalles où l’on remettra les arbres et les voitures de dessous…..dessus.
Ainsi, au fur et à mesure que l’on aura besoin de loger les gens, on continuera à monter.
Voilà ce que veut dire « durable ».
PANISSE
Toi, tu es perdu. Les injures de ton agonie ne peuvent pas toucher ton vainqueur.
Tu profites que Monsieur BRUN nous raconte n’importe quoi.
Monsieur Brun pour jouer à la pétanque, le terrain…vous le mettrez au dernier étage, et il faudra prendre l’ascenseur peut-être ?
CÉSAR
Tu es beau. Tu ressembles à la statue de Victor Gélu.
Dites, il a pas tort quand même ! Et il n’y a personne qui leur a dit de retourner à Lutèce, vos colloqueurs ?
Monsieur BRUN
Si, si ! Il y avait un Monsieur sociologue qui a tenté d’expliquer que nos enfants préféraient un peu de jardin, sentir les lavandes, le thym et le romarin, mais Monsieur le Maire nous a expliqué que c’était des zones NB et que l’on ne pouvait pas.
Et puis, tout le monde voulait donner son avis, alors il a fallu que l’arbitre intervienne.
Toute la matinée, il a sorti une énorme montre, on aurait dit un réveil, et il levait le bras, il l’agitait… mais malins, ceux qui avait le micro faisaient semblant de regarder leur « PowerPoint».
Du coup c’était l’heure de l’apéritif et les colloqueurs n’ont pas pu dire qu’ils n’étaient pas tous d’accord.
Puis, après les « petits sandwichs », la Présidente du matin et le Président de l’après-midi voulaient tous les deux le micro.
Alors l’arbitre a décidé d’allumer des feux et a proposé de voter pour savoir s’il fallait voter, mais, attention, il a dit à quatre, plus personne n’aura le droit de voter.
Les gens de Nice, eux voulaient continuer à voter, rien n’y a fait !
L’arbitre s’est installé à la table et distribuait des petits papiers aux colloqueurs qui avaient le micro.
« Plus que 5 ms, plus que 2 mns, c’est terminé » !
On a même vu un avocat qui a été obligé de couper le micro à une Madame le Juge. Peuchère ! Qu’il semblait être gêné, Monsieur l’avocat !
Si cela, ce n’est pas le changement !
ESCARTEFIGUE (pensif)
Oui, et je me demande toujours s'il coupe à cœur.
(A la dérobée, César fait un signe qu'Escartefigue ne voit pas, mais Panisse l'a surpris.)
PANISSE (furieux)
Et je te prie de ne pas lui faire de signes.
CÉSAR
Moi je lui fais des signes ? Je bats la mesure.
Monsieur Brun, vos histoires d’agriculteurs qui auront des terrains, alors qu’il n’y a presque plus d’agriculteurs, tellement ils n’arrivent pas à en vivre, vos terrains de pétanque en haut des immeubles, vous nous en inventez des belles, encore plus belles que les nôtres à Marseille d’histoires.
PANISSE
Tu ne dois regarder qu'une seule chose : ton jeu. (A Escartefigue.) Et toi aussi !
CÉSAR
Bon.
(Il baisse les yeux vers ses cartes.)
PANISSE (à Escartefigue)
Si tu continues à faire des grimaces, je fous les cartes en l'air et je rentre chez moi dans ma maison pas durable.
M.BRUN
Ne vous fâchez pas, Panisse. Ils sont cuits.
Monsieur César, il s’agit d’un sujet très sérieux, d’ailleurs l’état a supprimé presque tous les anciens impôts, ( ils les nomment taxes et participations), par des nouveaux pour financer la reconstruction de la ville.
Vous auriez-vu le tableau d’explications! Un vrai plan de métro!
Puis, toute l’après-midi, on nous a montré des exemples de villes nouvelles, de règles nouvelles.
L’arbitre n’arrêtait pas de passer les papiers: « plus que cinq mns, plus que deux mns ».
ESCARTEFIGUE
Moi, je connais très bien le jeu de la Manille, et je n'hésiterais pas une seconde si j’avais la certitude que Panisse coupe à cœur.
PANISSE
Je t'ai déjà dit qu'on ne doit pas parler, même pour dire bonjour à un ami.
ESCARTEFIGUE
Je ne dis bonjour à personne. Je réfléchis à haute voix.
PANISSE
Eh bien ! réfléchis en silence... (César continue ses signaux.) Et ils se font encore des signes ! Monsieur Brun, surveillez Escartefigue, moi, je surveille César.
(Un silence. Puis César parle sur un ton mélancolique.)
CÉSAR (à Panisse)
Tu te rends compte comme c'est humiliant ce que tu fais là ? Tu me surveilles comme un tricheur. Réellement, ce n'est pas bien de ta part. Non, ce n'est pas bien.
PANISSE (presque ému)
Allons, César, je t'ai fait de la peine ?
CÉSAR (sarcastique)
Non, tu me fais plaisir.
PANISSE
Allons, César.
CÉSAR (très ému)
Quand tu me parles sur ce ton, quand tu m'espinches comme si j'étais un scélérat... Je ne dis pas que je vais pleurer, non, mais moralement, tu me fends le cœur.
Tiens ! Comme toutes les histoires de Monsieur BRUN. Il va y avoir tellement de monde dans notre ville.
Nos enfants resteront que quelques années dans leur dernier étage, puis ils iront dans l’étage de l’immeuble voisin plus durable remplacer les autres enfants qui eux viendront dans le quartier moins durable.
Tenez, tout ça me fend le cœur! Tu entends Escartefigue, CA me FEND le CŒUR !
PANISSE
Allons César, ne prends pas ça au tragique !
Monsieur BRUN
Oh, mais Monsieur César, rassurez-vous quand même un peu, car en fin de colloque, il y avait un Monsieur Professeur, quel Monsieur!
Je dois bien reconnaitre qu’il est de Marseille, mais il est venu avec tous les codes de l’urbanisme depuis plusieurs siècles et il a parlé, il a parlé.
Faut dire que sur la table, il y avait tellement de papier « plus que 5 mns, plus que 2 mns » que plus personne ne savait combien de temps, Monsieur le Professeur avait.
Monsieur l’arbitre n’avait plus de montre et de papier, alors il a laissé faire.
Eh bien, dans la salle, nous on lui faisait passer des papiers à Monsieur le Professeur « Encore, encore », dites leur vous qu’il faut peut-être plus de recul sur ces questions.
Quel talent, ce Monsieur, il a même parlé de manger, de boire, de faire l’amour, des choses simples, pas des POS, des PLU, des PPR, tous ces mots qui viennent de la capitale.
Et puis, il a remercié l’arbitre, 10 ans qu’il vient diriger les finales. Ce n’est pas à l’Ohéem qu’ils connaitront un arbitre de cette qualité.
Toute la salle a applaudi.
CÉSAR (mélancolique)
C'est peut-être que sans en avoir l'air, je suis trop sentimental et que vous m’avez fait peur Monsieur BRUN avec votre colloooque !
(A Escartefigue.) A moi il me fend le cœur. Et à toi, il ne te fait rien ?
ESCARTEFIGUE (ahuri)
Moi, il ne m'a rien dit
CÉSAR (il lève les yeux au ciel)
O Bonne Mère ! Vous entendez ça !
(Escartefigue pousse un cri de triomphe. Il vient enfin de comprendre, et il jette une carte sur le tapis. Panisse le regarde, regarde César, puis se lève brusquement, plein de fureur.)
PANISSE
Est-ce que tu me prends pour un imbécile ? Tu as dit : « Il nous fend le cœur » pour lui faire comprendre que je coupe à cœur. Et alors il joue cœur, parbleu !
(César prend un air innocent et surpris.)
PANISSE (il lui jette les cartes au visage)
Tiens, les voilà tes cartes, tricheur, hypocrite ! Je ne joue pas avec un Grec ; siou pas plus fada qué tu sas ! Foou pas mi prendré per un aoutré ! (Il se frappe la poitrine.) Siou mestré Panisse, et siès pas pron fin per m'aganta !
(Il sort violemment en criant : « Tu me fends le cœur. »)
………..
Que tous les intervenants de ce « colloooque » et Monsieur Pagnol veuillent bien me pardonner……mais :
Oui la question du logement, ça fend le cœur !
Le tout « ville »……ça fend le cœur !
Toutes ces règles d’urbanisme qui s’entrecroisent et croissent exceptionnellement, ça fend le cœur!
Leurs applications, parfois……politiquement ou financièrement dirigées….. Ça fend le cœur !
Les langages complexes et alambiqués des urbanistes…. ça fend le cœur !
Mais……participer à ce colloque…..ça réjouit le cœur !

En mon nom personnel et à celui de mes consœurs et confrères présents dans la salle ou sur l’estrade ainsi qu’à celui de mes Présidents ordinaux, sauf à ce qu’ils préfèrent se désolidariser de ce « remake » de la si célèbre « partie de cartes »…….Merci.
Jean-Michel LUGHERINI
PS : et dire que cette « partie de carte », Marcel Pagnol voulait la remplacer au dernier moment par une histoire d’amour. Sans l’obstination de Raimu………et la géniale surprise faite à Marcel Pagnol, lors de la première……..
__________________
Le travail d'équipe (merci! est essentiel. En cas d'erreur, ça permet d'accuser quelqu'un d'autre. mais l'erreur est humaine et un véritable désastre nécessite un ordinateur.
Jean-Michel
Répondre en citant
Répondre

Outils du sujet Rechercher dans ce sujet
Rechercher dans ce sujet:

Recherche avancée
Affichage du sujet

Règles des messages
Vous ne pouvez pas créer de sujets
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets
Vous ne pouvez pas importer de fichiers joints
Vous ne pouvez pas modifier vos messages

BB codes : Activé
Smileys : Activé
BB code [IMG] : Activé
Code HTML : Désactivé

Navigation du forum


Fuseau horaire : GMT +2. Il est 11h39.


Propulsé par vBulletin® version 3.8.4
Copyright ©2000 - 2018, Jelsoft Enterprises Ltd.
Version française par vBulletin-Ressources.com
Ateliers GE © 2009